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L'ordre de préséance : guide pour les services du protocole

En vingt ans aux côtés des services du protocole, nous avons vu revenir toujours les mêmes questions. Voici les réponses, sans rien installer : ce sont les règles du métier, pas les fonctions d'un logiciel.

Ce qu’est l’ordre de préséance

L’ordre de préséance est le classement qui fixe la position protocolaire des autorités lors d’une cérémonie. Il décide qui siège où, qui préside, qui prend la parole en premier et dans quel ordre se déroulent les interventions.

Ce n’est pas une question de courtoisie : c’est la manière dont une institution reconnaît publiquement le rôle de ceux qui participent. C’est aussi pourquoi une place fausse devient le lendemain le problème de quelqu’un.

Le texte de référence en France

Le texte de référence est le décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires, modifié à plusieurs reprises depuis.

Il fixe le rang et l’ordre des corps constitués et des autorités lors des cérémonies publiques, et il ne donne pas le même ordre partout :

  • Dans un département, l’ordre de l’article 3 commence par le préfet, représentant de l’État, puis les députés, les sénateurs, les représentants au Parlement européen, le président du conseil régional, le président du conseil départemental et le maire de la commune, avant les autorités militaires et judiciaires
  • Paris ne suit pas cet ordre : l’article 2 lui en donne un propre, plus long
  • La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna ont chacune le leur, aux articles 4 à 6

Beaucoup de fonctions ne figurent pas dans le décret, ou n’y figurent qu’en partie. Les organes académiques d’une université en sont le cas le plus net : chaque établissement suit ses statuts ou un usage consolidé. Il en va de même des fonctions internes d’une institution et des invités qui n’occupent aucune fonction publique.

Comment se compose la tribune officielle

On part toujours de la place d’honneur, la place 1. De là, la règle générale veut que la place la plus importante à côté de la place d’honneur soit à sa droite, entendue comme la droite de celui qui est assis.

Avec un nombre impair de places :

  • la place 1 est au centre
  • la place 2 à sa droite
  • la place 3 à sa gauche
  • et ainsi en alternant vers l’extérieur

Avec un nombre pair de places, ou lorsque les places sont de rang égal, il ne se crée pas un centre unique mais une double présidence : la place 1 va au centre droite et les autres suivent en alternant gauche et droite.

La numérotation des fauteuils suit la même logique. Une fois la place A1 fixée, les impaires continuent vers la droite (A3, A5, A7) et les paires vers la gauche (A2, A4, A6), rang après rang.

Que se passe-t-il quand deux personnes sont de rang égal

C’est le cas qui produit le plus d’incertitude, et c’est aussi celui où il faut une règle écrite avant la cérémonie, pas décidée sur le moment.

Le classement procède par paliers : la catégorie d’abord, puis la sous-catégorie, puis la fonction ou la nomination à l’intérieur. Pour les personnalités civiles compte la fonction institutionnelle occupée ; pour les militaires comptent nomination, grade et ancienneté de service.

Si après tous ces critères deux personnes restent à égalité, les règles de base interviennent : l’âge d’abord, puis l’ordre alphabétique. C’est le dernier palier, et il existe précisément pour qu’aucune place ne reste indécise.

Le corps diplomatique

Pour les chefs de mission, le texte de référence est la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961. Ils sont répartis en classes, et à l’intérieur de chaque classe ils prennent rang selon la date et l’heure à laquelle ils ont pris leurs fonctions dans l’État accréditaire, ce qui correspond en général à la remise des lettres de créance. Le chef de mission le plus ancien de la classe supérieure est le doyen du corps diplomatique.

Le classement des délégations lors des rencontres multilatérales est laissé à l’hôte, et l’usage courant retient le nom de l’État dans la langue de l’hôte ou dans la langue de travail.

Représentants, suppléants et accompagnants

Trois situations différentes, et toutes trois se présentent à chaque cérémonie :

Le représentant. L’invité ne peut pas venir et envoie quelqu’un à sa place. La règle veut que le représentant occupe la position revenant à la fonction du représenté, et non à la sienne : la place appartient à la fonction, pas à la personne.

L’accompagnant. Il arrive avec l’invité et doit être placé à côté de lui, ce qui suppose de libérer une place dans un rang déjà composé sans démonter tout le reste.

Celui qui confirme au dernier moment. C’est la première cause de réorganisation, et la plus pénible : la salle était prête la veille, et le matin il faut la refaire.

Les questions les plus concrètes

Si vous cherchez des réponses plus opérationnelles, la page des questions fréquentes rassemble les cas pratiques : la gestion de la liste d’invitations, la personnalisation des modèles, l’impression des cartons et des listes pour les hôtesses.

Sur le fonctionnement des protocoles et les règles de classement, il y a une page consacrée aux protocoles, et la composition de la salle est expliquée sur la page du placement.

Si vous faites ce travail à la main

Les règles ci-dessus s’appliquent bien sur un premier rang. Sur une salle de trois cents places, avec quarante fonctions différentes et trois confirmations arrivées dans la nuit, les appliquer à la main devient un travail long et facile à rater.

C’est là qu’est né CerimoniereWeb : le protocole se configure une fois, et à partir de là le placement se calcule tout seul. Si ensuite vous devez déplacer quelqu’un, vous le déplacez.

Ces règles, appliquées toutes seules

Tout ce que vous venez de lire, CerimoniereWeb l'applique automatiquement, sur le plan de votre propre salle. Nous vous montrons comment, sur un exemple proche de votre cas.

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